samedi 12 mai 2012

Considérations générales à propos des plantes et des huiles.

Considérations générales à propos des plantes et des huiles.

Par Iaqov Demarque, psychanalyste. 

 



Depuis très longtemps, je me suis intéressé aux plantes, à leurs usages et à leurs bienfaits thérapeutiques . Sans doute ma mère y fut-elle pour beaucoup, elle qui, armée d’une flore, aimait, durant les vacances d’été que nous passions en famille à Herbeumont sur Semois, en Belgique, parcourir les talus, les prairies et les sous-bois, à la recherche de plantes diverses qu’elle se plaisait à identifier. J’ai aussi le souvenir d’un ami de la famille, chanoine de son état, qui nous rejoignait parfois dans notre retraite champêtre et qui était un fin connaisseur de la botanique et de ses applications.
Plus grand (ce devait être vers douze ou treize ans), marqué par une exposition organisée à l’Abbaye d’Orval sur les plantes médicinales, j’ai vraiment été séduit et je me suis mis, avec mes moyens et mes limites d’adolescent, à tenter d’en approcher les effets. J’ai composé mes premiers sirops (de sorbier et de sureau) ainsi que mes premières tisanes… Puis le temps a passé, et j’ai quelque peu oublié cette passion de ma prime jeunesse.

Plus tard –beaucoup plus tard- j’ai pris en charge, dans mes fonctions pastorales, un poste dans une paroisse rurale, à Ecaussinnes. Un village chargé d’histoire, où il fait bon vivre et où, comme dans tous ces lieux qui se respectent subsistent certaines traditions. Des connaissances m’ont, dans ce cadre, un jour présenté à une dame assez versée dans l’usage des plantes. Elle était aussi l’une des dernières dépositaires d’un « secret » médicinal qui avait fait ses preuves dans la région, sous le nom populaire de « Graisse d’Ida ». C’était un onguent destiné à soigner les brûlures, et ce jusqu’au second degré. Comme le « courant » semblait passer entre nous, elle voulut m’en confier la formule. Elle m’en transmit aussi une autre, malheureusement1 aujourd’hui irréalisable, certains produits étant frappés d’interdit.
Cette rencontre réveilla en moi l’envie de continuer à approfondir mon approche des « simples », et d’autres contacts avec certains amateurs de médecines naturelles me poussèrent à persévérer.

Les « formules » reprises dans ce blog, sont à la fois le fruit de ces contacts et de ces échanges, et ont été éprouvées2. Elles ne constituent sans doute pas des remèdes aussi  immédiatement efficaces que ceux qui sont proposés par la pharmacopée moderne3, essentiellement chimique et synthétique. Mais elles ont l’avantage de ne pas non plus en présenter certains inconvénients ou effets secondaires.
Aujourd'hui, je suis psychanalyste, et je reste convaincu, dans ma pratique particulière qui est essentiellement une pratique de terrain, de rue même, que dans bien des cas les plantes, sous leurs diverses formes (extraits, tisanes, pommades, onguents, teintures, huiles essentielles, etc...) sont des alliées précieuses et surtout accessibles à tous et sans danger, à condition toutefois qu'elles soient utilisées à bon escient.
C'est autour de ma pratique de rue, et d'une confrontation quotidienne aux angoisses, voire aux psychoses qui assaillent ceux qui sont contraints d'y vivre, que je voudrais construire ce blog.
Vous y trouverez donc, au fil des publications, surtout des recettes pratiques, des formules axées sur les demandes et attentes spécifiques des personnes contraintes à survivre dans la rue.
 
Iaqov Demarque,
Psychanalyste

1Ȁ Malheureusement ou heureusement : la céruse de plomb (CaPb) est un toxique avéré, extrêmement nuisible à la santé, qui peut se diffuser dans le corps par simple contact cutané ! Certaines recettes de nos ancêtres sont, en tous les cas, à prendre « avec les pincettes » du bon sens et des connaissances modernes !
2Ȁ Eprouvées d’abord et avant tout par mes soins. N’ayant pas les moyens financiers ni logistiques des grands trusts pharmaceutiques, j’estime qu’il est néanmoins nécessaire de tester les produits que l’on propose à l’usage de tout un chacun. J’ai personnellement testé la « graisse d’Ida » en m’administrant une forte brûlure au doigt. Chose extraordinaire et étrange, cette graisse, qui ne contient dans sa formule initiale aucun produit « actif », agit d’une manière presque magique : la douleur disparaît en quelque minutes, il n’y a pas de formation de cloche (à condition de l’appliquer immédiatement) et, après quelques jours, il ne subsiste de la brûlure ni trace ni cicatrice. C’est pourtant un produit gras, que la thérapeutique moderne conseille d’éviter. Mais cela fonctionne merveilleusement bien !
3Ȁ Ne jetons toutefois pas la pierre à ce que nous nommons la « pharmacopée moderne » : d’abord, elle est l’héritière directe des enseignements souvent innovants de nos ancêtres, de leurs observations et de leurs constats. Ensuite, elle a pu parvenir, par le biais de connaissances chimiques toujours plus aigues, à synthétiser les principes actifs de certaine plantes, aidant ainsi à en empêcher la disparition consécutive à une exploitation trop grande. Je pense, par exemple, à l’Harpagophytum (Griffe du Diable), aujourd’hui menacée.

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