samedi 12 mai 2012

Quatre huiles essentielles...essentielles !

Quatre huiles essentielles...essentielles !


Par Iaqov Demarque.



Inutile de vous ruiner pour commencer !
Je vous conseille, ci-dessous, l'achat de quatre huiles essentielles, peu onéreuses, avec lesquelles vous pourrez déjà faire beaucoup !


1°. La lavande "fine" (dite aussi "Lavande vraie"), lavendula officinalis.

S'il n'y en avait qu'une, ce serait vraiment celle là, de par ses propriétés thérapeutiques variées et étonnantes, et aussi parce qu'elle est absolument sans aucun danger, même pour les enfants en bas âge. On conseille toutefois aux femmes enceintes de ne pas l'utiliser (n aucune huile essentielle d'ailleurs !) durant les quatre premiers mois de grossesse. . Elle est aussi la seule qui puisse être utilisée sans aucun risque, même pour certaines zones sensibles du corps, comme les conduits auriculaires, par exemple.

Propriétés :

  • Elle stimule le système glandulaire, soulage les problèmes digestifs, apaise les crampes intestinales et les douleurs dues aux règles.

  • Antiseptique, antivirale, antibiotique et expectorante : en inhalation, elle peut vraiment faire des merveilles, tant pour un simple rhume que pour une bronchite !

  • Antidouleur, elle est efficace en cas d'arthrite, de douleurs lombaires, de sciatique. Elle détend aussi les muscles et est idéale pour des massages, même utilisée pure, car elle n'est pas agressive pour la peau.

  • Calmante et anti-stress : c'est sans doute une de ses propriétés les plus évidentes. Elle soulage aussi les migraines et aide à trouver un sommeil réparateur.

  • Elle est très efficace sur les brûlures, les coups de soleil, et les piqûres d'insectes.

2°. Le thym commun, thymus vulgaris.

c'est un des antiseptiques et des bactéricides les plus puissants qui soient ! Ce n'est pas pour rien qu'il entre, depuis des siècles, dans la conservation des aliment (marinades, associé au laurier !). Il se décline essentiellement sous trois chémotypes : le linalol, le thymol et le géraniol. (plus cinq autres, peu usités). Pour un usage per os, il vaut mieux utiliser le chémotype linalol, ou, mieux encore, le chémotype geraniol, nettement plus doux. Le chémotype thymol est à déconseiller dans ce cas, car même si ses propriétés sont presque identiques, il peut brûler la peau et les muqueuses, voire même provoquer une altération du fonctionnement hépatique.

Propriétés :

  • Antibactérien et antifongique. c'est un remède très efficace contre les infections de la peau, les abcès, les furoncles, l'eczéma, les dermatites. Attention toutefois dans ce cas, de veiller à le mélanger à un peu d'huile d'amandes douces : il n'est pas aussi innocent que la lavande et il peut causer des irritations.

  • Il favorise la digestion, il est aussi très efficace, en massage sur le bas ventre, contre les cystites et urétrites. Il peut aussi aider, en massage local, à soulager l'arthrite et la goutte.

  • Il régule la menstruation.

  • Il est aussi anti-stress et aide à vaincre anxiété et insomnies.

  • Enfin, et surtout, c'est un des meilleurs désinfectant des voies respiratoire : il fluidifie les mucosités, calme la toux et aide efficacement à retrouver une respiration normale.

ATTENTION : c'est un hypertenseur ! Ne pas l'utiliser donc, si on souffre d'hypertension artérielle.
Aussi, en raison de sa puissance, ne jamais utiliser l'HE de thym à une concentration de plus de 1 % dans les formules de remèdes divers.
 


3°. Le Tea Tree, melaleuca alternifolia.

C'est aussi une He à tout faire, relativement peu onéreuse.

  • Efficace contre les mycoses plantaires, les abcès cutanés ou dentaires, les infections diverses.

  • Stimulant du système immunitaire.

  • Antiviral.

  • Expectorant.

Efficace contre l'herpès génital, le candida...

L'HE de tea tree peut s'utiliser pure, sur de petites surfaces de peau : elle est peu irritante. (Un peu plus que la lavande, toutefois)



4°. Le wintergeen, ou gaulthérie couchée, gaultheria procumbens.

Son usage est un peu plus délicat, et elle ne doit pas être utilisée per os.

  • Analgésique puissant, en application et massage local.

  • Soulage très efficacement les douleurs dues à un engorgement du foie.

Posologie générale pour ces quatre huiles essentielles (hormis le wintergreen):

Diffusion : 5 gouttes sur un mouchoir, un oreiller ou une écharpe. (Ou dans un diffuseur, mais surtout pas dans un brûle parfum, qui détruirait les vertus thérapeutiques des HE !)

Inhalation : 3 à 5 gouttes dans un bol d'eau très chaude. Inhaler durant 5 à 10 minutes.

Voie cutanée : 2 gouttes maximum, y compris pour le wintergreen.

Massage : 8 gouttes dans une cuillère à soupe d'huile d'amandes douces.

Bain : 7 gouttes dans une tasse de lait, ou dans une cuillère à soupe d'huile d'amandes douces.

Voie orale : 1 à 2 gouttes maximum, pures, ou sur un sucre, ou dans une cuillère à café de miel. Attention : pas pour le wintergreen ! Et ne jamais prendre plus de 6 gouttes par jour !


Iaqov Demarque
Psychanalyste.





Huiles essentielles : à savoir. Par Iaqov Demarque

Huiles essentielles : à savoir.

Par Iaqov Demarque


Connues depuis la nuit des temps (les Egyptiens, notamment, en utilisaient déja) elles sont aujourd'hui produites par plusieurs fabricants et mises sur le marché parfois sous le nom d'oléats ou d'essence.
Ce dernier nom générique est plus juste que celui "d'huiles", car ce ne sont pas des huiles mais bien des extraits de "l'essence" des plantes, obtenus par distillation à la vapeur, par enfleurage (une très ancienne méthode), ou par pression (le zeste des agrumes, notamment).
Elles ne sont d'ailleurs pas grasses (elles ne tachent pas durablement le papier), mais extrêmement volatiles.

Les acheter :

Une règle absolue : n'achetez JAMAIS ces prétendues huiles essentielles que l'on trouve à bas prix sur les marchés ou dans certaines boutiques : ce sont des huiles de synthèse, et elle n'ont aucune valeur thérapeutique ! Même si c'est pour mettre dans un brûle parfum, pour "l'odeur", vous risquez fort d'être très déçu, si ce n'est de...vous intoxiquer !

Personnellement, j'achète mes huiles essentielles uniquement en pharmacie, ou dans certaines parapharmacies .

Les marques :

Deux grandes marques sur le marché : Pranarôm (société belge, cocorico ;-) ) et Phytosun.
A titre indicatif, je citerai aussi "La Drôme", et "Puressentiel". Toutefois, ces dernières, surtout "La Drôme", sont plus difficiles à trouver, en Belgique en tout cas. Elle ne répondent pas non plus à tous les critères évoqués ci-dessous....
Ceci dit, peu importe la marque, ces quatre-là se valent, en qualité.
Les prix peuvent parfois différer assez sensiblement, mais faites attention aussi au conditionnement (généralement entre 5 et 15 ml) : il peut parfois expliquer la différence de prix.


Les critères :

Sur l'étiquette de la boite et du flacon, doivent impérativement figurer :

  • Le nom français ET latin de la plante : Certaines plantes pouvant parfois porter, en français, des noms différents, seul le nom latin vous permet de les identifier à coup sûr.

  • La partie de la plante utilisée (feuilles, fruit, fleur, racine...) : Une même plante peut produire des huiles essentielles aux propriétés radicalement différentes, selon que l'on en distille l'une ou l'autre partie.

  • Le chémotype : c'est en quelque sorte la carte d'identité moléculaire de la plante. Pour le thym, par exemple, il existe huit chémotypes différents, qui ne produiront pas du tout les mêmes effets !

  • La provenance .

  • Le label HEBBD, vous garantissant une huile essentielle 100 % pure.

Sachez aussi que les prix peuvent parfois paraître exorbitants : par exemple, j'ai acheté dernièrement une HE d'hélichryse (Helichrysum Italicum), en conditionnement de 5 ml pour... 26 Euros !
Cela peut paraître énorme, mais c'est largement justifié par la quantité parfois phénoménale de plantes nécessaire à l'obtention d'un litre d'huile essentielle (une tonne de thym, cinq tonnes de pétales de rose !) et aussi par le fait qu'il n'en faut parfois qu'une seule goutte pour obtenir l'effet recherché.

A ce propos, n'essayez jamais d'augmenter les doses conseillées : vous risqueriez d'obtenir parfois des effets différents, voire inverse, et vous n'augmenteriez absolument pas l'efficacité de l'huile essentielle.

Iaqov Demarque

Des plantes, et de leurs effets sur notre santé.

Des plantes, et de leurs effets sur notre santé.

Par Iaqov Demarque,

Psychanalyste.



De nos jours, lorsque l’on souffre d’une maladie, on se rend généralement chez son médecin qui prescrit un médicament adapté. C’est simple, c’est pratique et dans nombre de cas efficace, même si l’on éprouve quelquefois certains désagréments dus à ce que l’on appelle les effets secondaires de certaines médications.
Si j’ai mal la tête, je prends une aspirine. Personne (ou presque) ne songerait plus à se faire une décoction d’écorce de saule1. Cet arbre contient pourtant dans sa sève le même principe actif que l’aspirine, et a longtemps été utilisé pour ses vertus, bien avant la découverte fortuite de l’acide acétylsalicylique par le chimiste français Charles Gerhardt (1816-1856) en 1853. Seule différence de taille : l’arbre n’induit pas les effets secondaires de l’aspirine, qui peut provoquer de graves ulcères d’estomac, et des hémorragies internes !

La pharmacochimie moderne produit aujourd’hui une foule de médicaments dont de nombreux principes actifs ont été initialement tirés du monde végétal. Nombre de ces principes sont aujourd’hui produits de manière synthétique. On peut penser que ce soit un bien pour certaines espèces végétales, menacées par une exploitation excessive. Mais c’est aussi un mal dans la mesure où l’homme moderne perd de plus en plus le contact direct avec la nature qui contient, en fait, tout ce dont il a besoin pour se nourrir et se soigner.
En cueillette au bois, un jour de printemps avec un ami, nous évoquions ce fait de la perte de notre instinct « naturel », pourtant tout aussi inscrit dans nos gènes que dans ceux de nos frères les animaux. Un cheval au pré sait de lui même quelles espèces il peut ou non manger. Et bien des animaux savent chercher et trouver dans la nature les plantes pour se soigner. En cette matière, nos connaissances innées se sont amenuisées avec le temps. Et c’est bien dommage, même si cela reste « réparable » par un nouvel apprentissage.
Il semble toutefois y avoir un certain renouveau : longtemps considérée comme parente pauvre de la médecine traditionnelle, la phytothérapie jouit aujourd’hui d’un regain d’intérêt jusque dans les milieux médicaux officiels. De plus en plus de médecins l’intègrent dans leurs soins et en reconnaissent les vertus.
Mais aussi les dangers !...

Taxée longtemps du qualificatif réducteur de « médecine douce » elle a pu parfois être mal perçue et méjugée, devenant, aux mains de prétendus amateurs fort peu éclairés, une arme redoutable !

Or, La phytothérapie n’est pas une médecine douce !

C’est même plutôt et dans bien des cas une médecine de choc ! Si la plupart des plantes ont un effet curatif, si certaines sont utilisées dans la pharmacologie chimique, elles peuvent aussi s’avérer dangereuses, voire mortelles, même parfois à faible dose, et parfois même par simple contact cutané ou…olfactif ! D’autres, bénéfiques et inoffensives en usage raisonnable, peuvent parfois induire des effets contraire à ceux escomptés dès lors qu’on se met à en consommer de trop.

Quelques exemples :

Une ombellifère géante, cultivée parfois pour les jardins d’agrément, la grande Berce du Caucase occasionne par simple contact de sa sève, des brûlures pouvant aller jusqu’au troisième degré.
Notre petit porte-bonheur du mois de mai, le muguet, contient des alcaloïdes terriblement dangereux. Un verre d’eau ayant contenu un petit bouquet de cette jolie fleur suffit à tuer un homme. Et même le simple fait d’en respirer le parfum durant trop longtemps peut avoir des conséquences fatales.
Enfin, si une bonne tisane de tilleul, bien dosée, aide à retrouver un sommeil réparateur, sur dosée c’est un excitant qui empêche plus de dormir que le café le plus fort…

Les plantes ne sont pas des jouets : il faut apprendre à les connaître, à les apprivoiser, et à les utiliser à bon escient. Il faut aussi savoir prendre conseil auprès des seules personnes qui soient habilitées à poser un diagnostic valable : les médecins. Même les symptômes les plus anodins peuvent s’avérer, surtout s’ils perdurent, révélateurs d’affections beaucoup plus graves. Restons donc vigilants à ce propos : il y va de notre santé et, partant, de notre vie !

Iaqov Demarque
Psychanalyste

1Ȁ Ce que j’affirme ici s’avère en réalité inexact, dans la mesure où, de plus en plus de personnes, déçues par la médecine « classique » ou simplement curieuses ou en quête d’authenticité, font appel de nouveau aux simples pour se soigner. La plupart pour de « petits bobos », d’autres, systématiquement. Et elles ne s’en portent pas plus mal !

Considérations générales à propos des plantes et des huiles.

Considérations générales à propos des plantes et des huiles.

Par Iaqov Demarque, psychanalyste. 

 



Depuis très longtemps, je me suis intéressé aux plantes, à leurs usages et à leurs bienfaits thérapeutiques . Sans doute ma mère y fut-elle pour beaucoup, elle qui, armée d’une flore, aimait, durant les vacances d’été que nous passions en famille à Herbeumont sur Semois, en Belgique, parcourir les talus, les prairies et les sous-bois, à la recherche de plantes diverses qu’elle se plaisait à identifier. J’ai aussi le souvenir d’un ami de la famille, chanoine de son état, qui nous rejoignait parfois dans notre retraite champêtre et qui était un fin connaisseur de la botanique et de ses applications.
Plus grand (ce devait être vers douze ou treize ans), marqué par une exposition organisée à l’Abbaye d’Orval sur les plantes médicinales, j’ai vraiment été séduit et je me suis mis, avec mes moyens et mes limites d’adolescent, à tenter d’en approcher les effets. J’ai composé mes premiers sirops (de sorbier et de sureau) ainsi que mes premières tisanes… Puis le temps a passé, et j’ai quelque peu oublié cette passion de ma prime jeunesse.

Plus tard –beaucoup plus tard- j’ai pris en charge, dans mes fonctions pastorales, un poste dans une paroisse rurale, à Ecaussinnes. Un village chargé d’histoire, où il fait bon vivre et où, comme dans tous ces lieux qui se respectent subsistent certaines traditions. Des connaissances m’ont, dans ce cadre, un jour présenté à une dame assez versée dans l’usage des plantes. Elle était aussi l’une des dernières dépositaires d’un « secret » médicinal qui avait fait ses preuves dans la région, sous le nom populaire de « Graisse d’Ida ». C’était un onguent destiné à soigner les brûlures, et ce jusqu’au second degré. Comme le « courant » semblait passer entre nous, elle voulut m’en confier la formule. Elle m’en transmit aussi une autre, malheureusement1 aujourd’hui irréalisable, certains produits étant frappés d’interdit.
Cette rencontre réveilla en moi l’envie de continuer à approfondir mon approche des « simples », et d’autres contacts avec certains amateurs de médecines naturelles me poussèrent à persévérer.

Les « formules » reprises dans ce blog, sont à la fois le fruit de ces contacts et de ces échanges, et ont été éprouvées2. Elles ne constituent sans doute pas des remèdes aussi  immédiatement efficaces que ceux qui sont proposés par la pharmacopée moderne3, essentiellement chimique et synthétique. Mais elles ont l’avantage de ne pas non plus en présenter certains inconvénients ou effets secondaires.
Aujourd'hui, je suis psychanalyste, et je reste convaincu, dans ma pratique particulière qui est essentiellement une pratique de terrain, de rue même, que dans bien des cas les plantes, sous leurs diverses formes (extraits, tisanes, pommades, onguents, teintures, huiles essentielles, etc...) sont des alliées précieuses et surtout accessibles à tous et sans danger, à condition toutefois qu'elles soient utilisées à bon escient.
C'est autour de ma pratique de rue, et d'une confrontation quotidienne aux angoisses, voire aux psychoses qui assaillent ceux qui sont contraints d'y vivre, que je voudrais construire ce blog.
Vous y trouverez donc, au fil des publications, surtout des recettes pratiques, des formules axées sur les demandes et attentes spécifiques des personnes contraintes à survivre dans la rue.
 
Iaqov Demarque,
Psychanalyste

1Ȁ Malheureusement ou heureusement : la céruse de plomb (CaPb) est un toxique avéré, extrêmement nuisible à la santé, qui peut se diffuser dans le corps par simple contact cutané ! Certaines recettes de nos ancêtres sont, en tous les cas, à prendre « avec les pincettes » du bon sens et des connaissances modernes !
2Ȁ Eprouvées d’abord et avant tout par mes soins. N’ayant pas les moyens financiers ni logistiques des grands trusts pharmaceutiques, j’estime qu’il est néanmoins nécessaire de tester les produits que l’on propose à l’usage de tout un chacun. J’ai personnellement testé la « graisse d’Ida » en m’administrant une forte brûlure au doigt. Chose extraordinaire et étrange, cette graisse, qui ne contient dans sa formule initiale aucun produit « actif », agit d’une manière presque magique : la douleur disparaît en quelque minutes, il n’y a pas de formation de cloche (à condition de l’appliquer immédiatement) et, après quelques jours, il ne subsiste de la brûlure ni trace ni cicatrice. C’est pourtant un produit gras, que la thérapeutique moderne conseille d’éviter. Mais cela fonctionne merveilleusement bien !
3Ȁ Ne jetons toutefois pas la pierre à ce que nous nommons la « pharmacopée moderne » : d’abord, elle est l’héritière directe des enseignements souvent innovants de nos ancêtres, de leurs observations et de leurs constats. Ensuite, elle a pu parvenir, par le biais de connaissances chimiques toujours plus aigues, à synthétiser les principes actifs de certaine plantes, aidant ainsi à en empêcher la disparition consécutive à une exploitation trop grande. Je pense, par exemple, à l’Harpagophytum (Griffe du Diable), aujourd’hui menacée.